Griffes de Lionnes
Mi figue mi raisin
Morituri te salutant !   
Comment survivre le moins mal possible à ses vieux parents ?   
Le 8 mars nouveau est arrivé !    Le vieux : un poids ou une chance ?   
Le vieux : 1ère partie     
Les genres du sport Jeanne qui rit et  Jean qui pleure
Le réflexe réactionnaire J'ai soixante ans et toutes mes dents
Le féminisme est aussi l'affaire des hommes Le monde des femmes  
Quand elles l'auront Des mots pour le dire  

Jeanne qui rit et Jean qui pleure

        C’était le 26 juin 07, à l’Espace des Grands Manteaux. Rencontre des Désirs d’Avenir de Paris. La salle pleine à craquer, des visages connus, reconnus. Les débats commencent, les mains se lèvent, les propositions fusent, l’espoir est tenace, vivace. Ségolène Royal arrive, même enthousiasme qu’à Charlety, toutes et tous sont gonflés à bloc, prêts à continuer le combat. Après la réunion, on prend un pot ensemble, ceux de la 11ème circonscription de Paris. On s’est bien battu et l’on a gagné : 54% pour Ségolène à la présidentielle, 57% pour le duo Cochet-Castagnou aux législatives. On a battu une chouchoute du diablotin et la tête pensante du Béarnais ! Nous sommes fiers de nous. La défaite ? Quelle défaite ?

        Quelques jours plus tard, assemblée générale de section. Environ 150 militants, allez, soyons généreux, poussons jusqu’à 200, (sur 900). Les camarades se sont inscrits sur une liste et les prises de parole commencent. Longue litanie de plaintes : « On a perdu et cela pour la 3ème fois … ». Mais ils ont tous la solution : « Il faut refonder le PS … » et l’explication, voilée « C’est la faute à notre candidate ! ». On reconnaît les consignes de leurs maîtres à penser : DSK, Fabius, Hollande (sans blague … j’avais oublié Jospin !). On s’ennuie. La salle commence à se vider.
        La Grande Catherine qui a été le pilier du marché du bd Edgard Quinet, prend vigoureusement la parole de sa voix tonitruante, pour dire : « Non, mais vous avez fini de nous emmerder ! Ce sont toujours les mêmes qui parlent. Vous ne savez pas encore ce que c’est que la démocratie participative ? Alors, je vais vous l’expliquer ! » Et la voilà qui démarre: les petits groupes, des thèmes différents, chacune, chacun prenant la parole, la synthèse, les rapporteurs, la synthèse des synthèses etc…
        Faute de pouvoir « se parler » on se dirige vers la fin de la réunion, lorsqu’une dame un peu âgée se lève et demande tranquillement la parole. « Je suis au PS depuis 2 ans, vous ne m’avez jamais entendue.                 Aujourd’hui vous me semblez bien abattus, mais je vous conseille d’aller voir les Désirs d’Avenir, je vous jure qu’eux ils n’ont pas le sentiment d’avoir perdu et ils sont plein de projets ! »
Ambiance ! Nous (les DA), on jubile.

        Et puis nous voilà à MELLE, fin août, entre nous. Heureux de nous retrouver après cet été maussade, comme le moral des gens « de gauche ». Il fait beau et chaud : la météo l’avait prédit, Ségolène l’avait promis … On se reconnaît, on s’embrasse. Certains déballent leur pique-nique, d’autres dégustent les spécialités locales. Les prises de parole se succèdent à la tribune, presque tous des nouveaux, des jeunes, aucun éléphant. Puis Ségolène parle, elle a la pêche, elle fait de l’humour autour des livres qui vont sortir et qui parleront gentiment d’elle. Malgré tout, elle prône l’unité, le rassemblement et le changement à partir de ce qu’elle a initié.
        Désir d’Avenir ne veut pas se transformer en « courant » et parcelliser le PS comme cela s’est produit depuis des années, à la seule satisfaction de l’ego de quelques-uns.
Comme une « vraie » femme, Ségolène a fait le ménage : balayés les éléphants ! Sarko a fait le reste, avec son grand aspirateur. On respire !

        Victoire