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« J’étais malade et aujourd’hui je suis guérie.»

        Non, ce n’est pas le titre d’un journal people. C’est Sœur Marie qui parle.

        Marie, ton nom n’était donc pas suffisant pour que tu y accoles celui du premier pape de l’église catholique, Pierre, et même, pour faire bon poids, Simon, Simon-Pierre. De quoi se prendre au sérieux quand on est une sœur de l’Institut des Petites sœurs – avez-vous remarqué, les sœurs sont toujours petites - des Maternités Catholiques, institut qui a élu domicile à Puyricard, près d’Aix-en-Provence.
        Il s’agit d’une communauté profondément anti-contraception, anti-IVG, qui proclame « l’embryon citoyen » comme Christine Boutin.
Une communauté consacrée au Père : « connaître le Père … pour l’adorer comme le Père unique, source et terme de toute paternité.»
        Jean Paul II est ému et si satisfait par ces Petites Sœurs ! C’est lui l’adoré, le représentant de dieu sur la terre, l’homme déjà quasi divin. Il reçoit les Petites Sœurs, leur écrit et « dans sa bienveillance » accorde à l’Institut la reconnaissance de droit pontifical en 1982.
        Petite Sœur ASP souffre. En 2002 un médecin a diagnostiqué une maladie de Parkinson latéralisée à gauche. Marie ne va pas bien ; elle tremble ; elle se raidit ; tout pareil que son Saint Père.
        Malgré la vigilance et l’attention soutenues de sa Mère Supérieure, son état s’aggrave au point de ne plus apercevoir JP sur l’écran de télévision. En avril 2005 le Saint Père décède. Elle va de plus en plus mal. Sa supérieure l’envoie passer le mois d’août à Lourdes, en lui disant : «Jean Paul II n’a pas dit son dernier mot» (Ah, Ah…)
        Dans la nuit du 2 au 3 juin, après une soirée avec sa supérieure qui essaie désespérément de lui faire écrire « Jean-Paul », voilà qu’elle entend : « prends ton stylo et écris » (ça ne vous rappelle pas un certain lèves-toi et marche ?). La première phase du miracle s’est accomplie : elle écrit. Puis s’endort. A 4 h 30 du matin elle se réveille et «d’un bond» sort du lit ! Un neurologue confirmera plus tard la guérison.

        Petite sœur Marie, on t’a assise sur un banc dans le jardin de l’Institut, devant tous les medias, pour que tu te montres et témoignes. Tu es vaillante, à l’œuvre pour la béatification de ton Saint Père. Il paraît qu’il en faut deux des miracles. Toi tu as accompli ta tâche et tu marches, tu conduis, tu écris.
        Mais, si JP n’est pas béatifié, fais gaffe à la récidive.

         Emilie