LE CHEF S’AMUSE
A peine élu, il va retrouver sa bande de copains et son chanteur préféré, qui a bu un coup de trop, dans ce café faux chic des Champs Elysées. Et puis, au lieu de séjourner dans ce haut lieu de spiritualité, La Pierre qui Vire, comme il l’a clamé, on le retrouve en croisière sur un yacht en Méditerranée, arrivé par jet privé. Tous ces cadeaux au petit Nicolas !
Il vous a bien eu, vous, les journalistes, qui l’avaient tant soutenu, dans l’angoisse de perdre vos places de serviteurs zélés. Il vogue sur les flots bleus, accompagné de sa femme et du petit dernier. Les autres enfants du chef où sont-ils ? Et qu’est-ce qu’elle a, Cécilia, à tirer la gueule comme ça ? D’où vient son malaise, si évident ?
Est-il donc si fatigué, si épuisé, si las moralement pour agir ainsi ; le verra-t-on fuir à chaque fois qu’il y a une tension en France ou dans le monde et se réfugier dans les bras de ses potes bien riches et bons bourgeois pour se rassurer ?
Dans le débat qui l’affrontait à Ségolène Royal, on avait bien vu le petit garçon caché en lui ; ses regards désespérés à PPDA, sa faiblesse psychologique devant cette femme combattante et sûre d’elle, qui le fixait droit dans les yeux.
« Un illusionniste » disait de lui Marine Le Pen, dont je ne partage pas les idées. Le mot juste. Mais quand le rideau va-t-il tomber ?
Emilie